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	<title>Rencontres - FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</title>
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	<description>Fondation Hassan II - FH2 pour les MRE est une institution à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour objet d’œuvrer pour le maintien des liens fondamentaux que les Marocains résidant à l’étranger entretiennent avec leur patrie</description>
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	<title>Rencontres - FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</title>
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		<title>Rencontre avec Jamal Bouoiyour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 22:10:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Enseignant-chercheur en sciences économiques, Jamal Bouoiyour consacre ses travaux aux migrations, aux transformations économiques et aux enjeux contemporains de soutenabilité. Entre recherche académique, engagement dans...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Enseignant-chercheur en sciences économiques, Jamal Bouoiyour consacre ses travaux aux migrations, aux transformations économiques et aux enjeux contemporains de soutenabilité. Entre recherche académique, engagement dans le débat public et formation de nouvelles générations de chercheurs, il défend une approche rigoureuse et humaniste des grandes mutations du monde actuel.</p>
<p><strong>Fh2mre:  quel est votre parcours ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> J’ai effectué l’ensemble de mon parcours à l’Université Toulouse 1 Capitole, où j’ai obtenu un master de recherche, un doctorat et une HDR en sciences économiques, acquérant une solide base théorique et méthodologique ainsi qu’une autonomie scientifique. À l’issue de ce parcours, j’ai intégré l’Université de Pau et des Pays de l’Adour comme enseignant-chercheur. J’ai également été professeur invité dans plusieurs universités, en France et à l’international, notamment à l’Université catholique de Louvain, à l’Université Al Akhawayn, à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah et à l’Université Mundiapolis, enrichissant ainsi mon approche académique.</p>
<p><strong>FH2mre: Comment avez-vous rejoint l’Université de Pau ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> Après ma thèse, j’ai rejoint l’Université de Pau comme Attaché temporaire d’enseignement et de recherches  ATER, avant d’y être recruté comme enseignant-chercheur titulaire. J’y enseigne l’économétrie, la théorie de la croissance et l’économie de la migration et j’ai créé un cours sur la laïcité et la cohésion sociale.<br />
Sur le plan institutionnel, j’ai été membre du conseil d’administration de l’université et du Conseil National des Université  et je participe à des comités de recrutement et de promotion dans plusieurs universités étrangères, notamment en Arabie saoudite, au Pakistan et au Qatar.</p>
<p><strong>Fh2mre: Quelle place occupe l’HDR dans votre parcours ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> L’HDR est une étape majeure de la carrière académique, attestant d’une maturité scientifique et donnant la capacité de diriger des thèses. Au cours de ma carrière, j’ai dirigé et dirige encore une trentaine de thèses en sciences économiques. Voir mes doctorants réussir est une grande satisfaction ; beaucoup occupent aujourd’hui des postes d’enseignants-chercheurs en France et à l’étranger ou des fonctions à responsabilité dans des institutions internationales comme la Banque mondiale ou des administrations publiques. Je participe également à des codirections avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, l’Université de Toulouse et des universités tunisiennes, contribuant ainsi au développement de la coopération scientifique internationale.</p>
<p><strong>Fh2mre: Sur quels sujets portent vos recherches ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> Mes travaux portent principalement sur les questions migratoires, un champ à la fois scientifique, économique et sociétal, où j’apporte une analyse rigoureuse fondée sur les données et les outils de l’économie, dans un contexte où ces enjeux sont centraux dans les débats publics. Je m’intéresse également à la finance alternative, notamment la finance verte, la finance islamique et les cryptomonnaies, ainsi qu’à l’économie de la soutenabilité, dans une réflexion sur la transformation des modèles économiques face aux transitions écologique, numérique et démographique. L’ensemble de mes travaux s’articule autour d’une question centrale : comment concilier efficacité économique, justice sociale et responsabilité environnementale dans un monde en mutation.</p>
<p><strong>Fh2mre: Comment décririez-vous votre expérience en France ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> Globalement, mon expérience est positive. Le système universitaire français offre un cadre stimulant pour la recherche et l’enseignement. Toutefois, les débats autour des questions migratoires créent parfois un climat où l’on se sent interpellé, comme chercheur et comme citoyen. Cela reflète les réalités du monde académique contemporain : évoluer dans un environnement complexe et parfois polarisé, tout en conservant rigueur scientifique et distance critique, ce qui exige adaptation constante et réflexion sur la place du chercheur dans la cité.</p>
<p><strong>Fh2mre: Quels défis avez-vous rencontrés au début ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> Les défis ont été nombreux, notamment celui de la double appartenance culturelle, identitaire et intellectuelle, à la fois difficulté et richesse, nécessitant équilibre et lucidité. Dans un monde qui valorise la biodiversité mais hésite face à l’ethnodiversité, la diversité humaine doit être considérée comme une ressource. L’humain doit rester au cœur de toute réflexion éthique et politique, comme l’illustrent Abû Hayyân al-Tawhîdî et Térence, dont les pensées reflètent ma conception de la recherche et de l’enseignement.</p>
<p><strong>Fh2mre: Quels sont vos projets ?<br />
Jamal Bouoiyour :</strong> Je travaille actuellement à l’écriture d’un ouvrage sur la migration et l’intégration, centré sur la problématique de la double appartenance, avec l’ambition de proposer une réflexion à la fois scientifique et accessible, dépassant les oppositions simplistes pour offrir une lecture plus nuancée et humaine. À plus long terme, je souhaite former de jeunes chercheurs, développer des collaborations internationales et contribuer au débat public par une recherche exigeante, indépendante et engagée au service de la compréhension du monde.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-jamal-bouoiyour/">Rencontre avec Jamal Bouoiyour</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ismaël Ferroukhi revient sur Le Grand Voyage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs années, le réalisateur Ismaël Ferroukhi revient sur la genèse de son film Le Grand Voyage, une œuvre centrée sur la relation père-fils. Connu...</p>
<p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-ismael-ferroukhi/">Ismaël Ferroukhi revient sur Le Grand Voyage</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après plusieurs années, le réalisateur Ismaël Ferroukhi revient sur la genèse de son film <em>Le Grand Voyage</em>, une œuvre centrée sur la relation père-fils. Connu pour des films explorant les questions d’identité, de migration et de liens humains, il évoque dans cet entretien son parcours, ses choix de mise en scène et les défis d’un tournage à travers plusieurs pays. Il évoque également l’accueil du film, récompensé dans plusieurs festivals internationaux, et confie travailler aujourd’hui sur un projet pouvant être envisagé comme une continuité du <em>Grand Voyage</em>.</p>
<p><strong>FH2MRE: Comment est née votre passion pour l’image et la réalisation ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> J’ai découvert le cinéma avec ma mère lorsque j’étais enfant. Elle aimait les films, mais avait besoin de traduction, alors je les regardais avec elle, notamment à travers l’émission « Le cinéma de minuit ». C’est là que tout a commencé, sans que je m’en rende compte. Plus tard, j’ai eu envie d’écrire, de raconter des histoires, sans vraiment savoir sous quelle forme. Lorsque j’ai fait lire mon premier texte, la réaction a été immédiate : c’était visuel, presque déjà du cinéma. À partir de là, cela s’est imposé. C’est dans cette direction que je devais avancer.</p>
<p><strong>FH2MRE: À l’origine de <em>Le Grand Voyage</em>, quelle a été l’idée de départ ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Le point de départ était que je voulais parler de la difficulté de communiquer entre un père et son fils. Le fossé qui les sépare, inhérent à la culture à laquelle ils appartiennent, est encore accentué par leur statut d’exilés en France. J’ai fait ce film pour permettre leur rencontre. J’ai donc décidé de les enfermer, sur la route de La Mecque, dans un face-à-face obligé où il n’y a pas de fuite possible. Il se trouve que, lorsque j’étais enfant, mon père avait effectué ce voyage en voiture, et ce périple un peu fou m’avait marqué. Pour le film, je tenais à reprendre le même trajet, malgré les difficultés auxquelles j’allais me confronter (guerre en Serbie, tensions en Syrie…).</p>
<p><strong>FH2MRE: La relation père-fils est au cœur du film. Comment avez-vous travaillé cette relation à l’écran ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> La relation père-fils repose avant tout sur leur différence et leur difficulté à se comprendre. Ils partagent un lien de sang, mais ont très peu de connaissance l’un de l’autre. Cette incompréhension tient autant à leur différence générationnelle qu’à leur parcours de vie : Reda est né et a grandi en France, alors que son père est ancré dans son histoire marocaine. Pour faire évoluer cette relation, j’ai travaillé sur deux éléments essentiels. D’abord, l’espace géographique : le voyage les arrache à leurs repères habituels et fragilise leurs positions figées de père et de fils. Dans cet espace sans repères, ils peuvent enfin se regarder autrement, se découvrir et, peu à peu, se retrouver. Ensuite, l’arrivée du personnage de Mustapha agit comme un révélateur. Il vient bousculer l’équilibre fragile qui s’est installé entre Reda et son père. Paradoxalement, cette perturbation va avoir un effet positif : de l’indifférence, et parfois de l’hostilité, ils passent progressivement à une forme de reconnaissance mutuelle, d’acceptation, jusqu’à la réconciliation.</p>
<p><strong>FH2MRE: Le silence est très présent dans votre mise en scène. Est-ce un choix volontaire ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Je me suis beaucoup intéressé à la question du langage. Bien sûr, il y a celui de Reda, qui parle français, et celui de son père, en darija, mais aussi les différentes langues rencontrées au fil des pays traversés. Cependant, ce sont surtout les silences qui m’ont guidé. Je tenais à ce que les dialogues entre Reda et son père se réduisent peu à peu, jusqu’à devenir presque accessoires. C’est dans ces espaces de silence que leur relation se développe le plus justement. Pour cela, j’ai eu la chance de pouvoir m’appuyer sur deux grands acteurs, le regretté Mohamed Majd et Nicolas Cazalé, qui ont construit ensemble un véritable duo, fait de tensions, de retenue et d’émotions contenues.</p>
<p><strong>FH2MRE: Le tournage dans plusieurs pays a-t-il été un défi ? Quels obstacles avez-vous rencontrés ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Les défis ont été nombreux, notamment parce que nous avons traversé plusieurs pays en conditions réelles, avec une équipe réduite. Cette liberté s’accompagnait de nombreux imprévus. Chaque territoire avait ses contraintes : en Serbie, le contexte restait instable, et entre la Bulgarie et la Turquie, puis en Turquie, nous avons rencontré d’importantes difficultés logistiques et administratives, avant d’être soutenus par une équipe locale. Un casting devait aussi être organisé dans chaque pays. Pour la Jordanie et la Syrie, nous avons recréé certains décors au Maroc en adaptant les repérages initiaux. Enfin, le tournage à La Mecque, en pleine période du Hajj, a été particulièrement complexe, constituant un défi logistique, humain et symbolique.</p>
<p><strong>FH2MRE: Vous attendiez-vous à un tel succès ? Comment expliquez-vous son accueil en France et au Maroc ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Non, il m’était difficile d’anticiper un tel parcours. Le film a été compliqué à financer : son sujet, très intimiste, avec deux personnages seuls dans une voiture sur 5 000 km, ne correspondait pas vraiment aux attentes du marché.  À ma grande surprise, le film a rencontré un fort écho, d’abord dans les festivals internationaux, où il a reçu plusieurs prix, notamment à Venise, puis dans les salles en France et en Europe. Au Maroc, l’accueil a été très chaleureux, en particulier lors du Festival international du film de Marrakech. Ce qui me touche le plus aujourd’hui, c’est que le film continue de circuler, plus de vingt ans après sa sortie, à travers le monde, notamment dans les lycées et collèges en France, en Turquie, en Angleterre et au Maroc.</p>
<p><strong>FH2MRE: Quel message souhaitiez-vous faire passer au public à travers ce film ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Je n’ai pas cherché à transmettre un message. L’idée était de faire un film profondément humain et universel, centré sur la difficulté de communiquer et la complexité du lien père-fils.</p>
<p><strong>FH2MRE:Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?<br />
Ismaël Ferroukhi :</strong> Je travaille actuellement sur un film qui pourrait être pensé comme une continuité du « Grand Voyage », vingt ans plus tard. Il interroge l’expérience de la diaspora des troisième et quatrième générations, ainsi que la manière dont le lien au pays d’origine s’effrite, jusqu’à parfois se rompre. Au cœur du film, il y a la question de la transmission : ce qui se perd, ce qui résiste et ce qui, malgré tout, continue de circuler entre les générations.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-ismael-ferroukhi/">Ismaël Ferroukhi revient sur Le Grand Voyage</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Hassan Bousetta : traces et récits d’une diaspora marocaine en Belgique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chercheur et professeur à l’Université de Liège, Hassan Bousetta s’intéresse aux migrations internationales, aux diasporas et à la participation citoyenne des populations issues de l’immigration....</p>
<p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/hassan-bousetta-traces-et-recits-dune-diaspora-marocaine-en-belgique/">Hassan Bousetta : traces et récits d’une diaspora marocaine en Belgique</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chercheur et professeur à l’Université de Liège, Hassan Bousetta s’intéresse aux migrations internationales, aux diasporas et à la participation citoyenne des populations issues de l’immigration. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, l’histoire de sa famille marocaine en Belgique, ses travaux sur les relations entre le Maroc et l’Europe, et ses projets littéraires à venir.</strong></p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Pour commencer, qui est Hassan Bousetta et quel est votre parcours académique ?</strong><br />
<strong>Hassan Bousetta :</strong> Je suis chercheur et enseignant universitaire, né en Belgique au sein d’une famille marocaine. J’ai étudié la science politique à l’Université de Liège, où j’ai soutenu une thèse de doctorat en sciences sociales et politiques. Aujourd’hui, je suis professeur à l’Université de Liège et rattaché au Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (CEDEM). Mes travaux portent principalement sur les migrations internationales, les politiques d’intégration, les diasporas et la participation citoyenne des populations issues de l’immigration. J’ai dirigé et participé à de nombreux projets de recherche européens et belges sur ces thématiques. Je m’intéresse également aux dimensions transnationales des migrations et aux liens entre ces différentes expériences.</p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Pourquoi votre famille a-t-elle choisi de s’installer en Belgique ?<br />
Hassan Bousetta :</strong> Je suis né en Belgique, et ce sont mes parents qui y ont émigré. Avant leur départ vers l’Europe, ma famille avait déjà connu une migration interne au Maroc. Ma mère, originaire des Beni Arous dans le nord du pays, a dû se réfugier avec les siens chez les Aït Ba-âmran pendant le protectorat espagnol. Après l’indépendance, sa famille est revenue s’installer à Tanger. Mon père a rejoint la Belgique en 1964, l’année de la signature de l’accord belgo-marocain sur la main-d’œuvre, et ma mère l’a suivi en 1968. Mon livre <em>Entre-deux rives</em> s’inscrit dans cette histoire familiale, qui rejoint celle d’une génération aujourd’hui engagée dans la transmission de mémoires longtemps marginalisées dans les récits européens.</p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Comment êtes-vous venu à l’écriture et qu’est-ce qui vous motive dans ce domaine ?<br />
Hassan Bousetta :</strong> Je n’ai pas de passion particulière pour l’écriture et je ne me considère pas comme un écrivain. Pour moi, l’écriture est avant tout un outil de travail. Elle me permet d’analyser et de sonder les profondeurs de nos sociétés. Elle est étroitement liée à mon activité de recherche en sciences sociales.</p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Pouvez-vous nous parler de votre livre <em>Entre deux rives, le Maroc et la Belgique</em> et des thèmes que vous y abordez ?<br />
Hassan Bousetta :</strong> Mon livre de 260 pages propose une synthèse accessible et illustrée des relations entre le Maroc et le Nord-Ouest de l’Europe au fil des siècles. Il montre que de nombreux épisodes de rencontre entre ces sociétés ont été oubliés par la mémoire collective. L’histoire des travailleurs immigrés, et particulièrement celle de leurs épouses, a longtemps été ignorée. Les trajectoires parallèles et les destins croisés du Maroc et de la Belgique ont donc été largement passés sous silence. À travers ce livre, je souhaite que les jeunes, Belges ou Marocains, se réapproprient ce passé commun. Il rappelle que, malgré certaines propagandes haineuses en Europe, ces sociétés n’ont jamais été vraiment étrangères les unes aux autres.</p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Comment avez-vous vécu votre intégration dans la société et la culture belge ?<br />
Hassan Bousetta :</strong> Sur le plan culturel, la question de l’intégration ne se pose pas pour moi : je suis né et j’ai grandi en maîtrisant à la fois l’univers belge et européen. Le discours sur l’intégration est avant tout un discours de pouvoir, comme l’a montré le sociologue Abdelmalek Sayad. L’intégration n’est pas seulement une affaire individuelle : avant de juger si les personnes sont intégrées, il faut d’abord interroger la capacité de la société elle-même à intégrer. Il est essentiel d’examiner les structures des sociétés d’accueil et de se demander si elles permettent aux individus de se développer harmonieusement. La réponse à cette question reste nuancée. En effet, aux côtés des facteurs favorisant l’intégration, subsistent toujours des facteurs d’exclusion et de rejet.</p>
<p><strong>FH2MRE:</strong> <strong>Quels sont vos projets littéraires pour l’avenir ?<br />
Hassan Bousetta :</strong> Je prépare actuellement un livre sur les diasporas créatives, dans lequel je mets en évidence les liens entre diasporas et entrepreneuriat. J’y analyse l’importance des réussites des talents expatriés, qu’elles soient scientifiques, économiques ou sociales. La diaspora marocaine y occupe naturellement une place importante. L’ouvrage vise à montrer comment ces réussites influencent et enrichissent les sociétés d’origine et d’accueil. Il s’inscrit dans la continuité de mes travaux sur les migrations et les dynamiques transnationales. Le livre devrait paraître en Belgique avant la fin de l’année 2025.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/hassan-bousetta-traces-et-recits-dune-diaspora-marocaine-en-belgique/">Hassan Bousetta : traces et récits d’une diaspora marocaine en Belgique</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Rencontre avec Rachid Saidi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:41:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né à Témara, d’origine amazighe, Rachid Saidi incarne le parcours d’un homme parti de peu, mais animé d’une volonté inébranlable. Arrivé à Paris pour poursuivre...</p>
<p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-rachid-saidi/">Rencontre avec Rachid Saidi</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Né à Témara, d’origine amazighe, Rachid Saidi incarne le parcours d’un homme parti de peu, mais animé d’une volonté inébranlable. Arrivé à Paris pour poursuivre ses études, il fait ses premiers pas dans l’hôtellerie en travaillant de nuit comme réceptionniste, avant de gravir un à un les échelons jusqu’à devenir directeur d’exploitation. Entre Paris et Marrakech, entre traditions et modernité, il a su construire une carrière solide dans un secteur exigeant. Aujourd’hui, il partage son expérience, son engagement associatif et ses projets tournés vers la formation des jeunes, notamment au Maroc.</b></p>
<p><strong>Fh2mre : Qui est Rachid Saidi ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> Je suis né  en 1978 à Témara, d’origine amazighe, plus précisément du village d’Aït Issimour, situé dans la région d’Azilal. Issu d’une famille militaire, j’ai été diplômé du Lycée Militaire de Kénitra. Par la suite, j’ai déménagé à Paris pour poursuivre mes études. Afin de subvenir à mes besoins, j’ai travaillé de nuit comme réceptionniste — une période particulièrement difficile, que je résume parfois avec humour en disant que je dormais dans le métro. Issu d’un milieu modeste, j’ai malheureusement dû interrompre mes études en raison du coût élevé de la vie à Paris. J’ai alors intégré le monde professionnel à temps plein, en commençant comme réceptionniste de nuit. À force de persévérance et de travail, j’ai gravi les échelons jusqu’à devenir assistant directeur, puis directeur d’exploitation.</p>
<p><strong>Fh2mre : Vous êtes marocain et avez bâti votre carrière en France. Comment votre double culture a-t-elle influencé votre parcours ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> Évidemment, posséder une double culture, et en particulier une culture amazighe, est une véritable richesse. Elle forge un sens naturel de l’accueil, du contact humain, du sourire sincère. La maîtrise de plusieurs langues constitue un atout précieux dans le monde de l’hôtellerie. La religion, elle aussi, représente un repère essentiel lorsqu’on évolue à l’étranger. Cette double identité crée un équilibre solide, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.</p>
<p><strong>Fh2mre : Votre expérience dans  un hôtel à Marrakech fut un retour au Maroc. Comment cette expérience vous a-t-elle marqué ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> Mon passage à Marrakech a été un véritable défi, d’autant plus que j’étais encore jeune à l’époque. J’y avais la responsabilité de plusieurs cafés, restaurants et espaces de services. Fait surprenant : je voyais davantage ma famille lorsque je vivais à Paris que durant cette période à Marrakech.Cela reste néanmoins une expérience extrêmement enrichissante. J’y ai énormément appris, en particulier dans les domaines de la gestion d’événements, de la restauration et de l’accueil de clients VIP. Une période marquante de ma carrière… et pourquoi pas, un jour, y revenir.</p>
<p><strong>Fh2mre : Un mentor ou une figure qui vous a inspiré dans votre carrière ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> J’ai eu deux mentors majeurs dans ma vie professionnelle. Avant tout, je dois ma réussite à Dieu et à ma famille, qui ont toujours été mon premier soutien. Ensuite, j’ai eu la chance d’intégrer le groupe de la famille Patrick Machefert, où j’ai passé plus de treize ans. C’est au sein de ce groupe que j’ai pu évoluer progressivement, en passant du poste de réceptionniste à celui de directeur d’exploitation. L’expérience la plus marquante reste toutefois celle vécue auprès d’Hubert Satiel, aujourd’hui disparu, qui a été un mentor précieux et profondément inspirant. Son fils, Nicolas Satiel, est aujourd’hui mon employeur. Nous partageons une vision commune du métier et notre collaboration repose sur une relation professionnelle solide et sincère.</p>
<p><strong>Fh2mre : Quel conseil donneriez-vous à un jeune Marocain ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> Je le dis et je le répète : la jeunesse marocaine est exceptionnelle. Elle est curieuse, avide de savoir, rapide à apprendre. Ce qui lui fait défaut, en revanche, ce sont des structures adaptées : des centres de formation, des outils modernes, des infrastructures solides. À cette jeunesse, je dis : accrochez-vous ! L’avenir vous appartient. Pas seulement dans l’hôtellerie, mais dans tous les domaines. Il faut croire en ses objectifs, en ses rêves, persévérer malgré les échecs et les obstacles. L’essentiel est de garder le cap, de rester concentré sur sa vision… et de ne jamais regarder en arrière.</p>
<p><strong>Fh2mre : Un projet rêvé que vous aimeriez réaliser, au Maroc ou ailleurs ?</strong><br />
<strong>Rachid Saidi :</strong> Ce n’est pas un simple rêve, mais un projet concret, actuellement en cours d’étude. Mon ambition est de créer des écoles de formation spécialisées dans les métiers de l&rsquo;hôtellerie, afin de transmettre le savoir-faire, le savoir-être et l’art de la table. Et pourquoi pas, un jour, revenir définitivement au Maroc pour développer ce secteur et partager pleinement mon expérience. Par ailleurs, je suis président d’une association marocaine œuvrant en faveur des plus démunis. Nous avons mené plusieurs actions concrètes sur le terrain : caravanes médicales, aides d’urgence après le séisme d’Al Haouz, opérations de circoncision, colonies de vacances, entre autres.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-rachid-saidi/">Rencontre avec Rachid Saidi</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Rencontre avec Zahra Melehi, architecte marocaine en Espagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:35:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Architecte marocaine installée en Espagne, elle revient sur son parcours, de Tanger à Valence et sur son expérience professionnelle dans l’architecture. Elle explique comment son...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Architecte marocaine installée en Espagne, elle revient sur son parcours, de Tanger à Valence et sur son expérience professionnelle dans l’architecture. Elle explique comment son installation à l’étranger, son intégration culturelle et son attachement à ses racines ont façonné sa vision et ses projets.</p>
<p><strong>Fh2mre: Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et académique ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>Je suis née à Tanger, une ville qui, durant mon enfance, connaissait de grandes transformations. Elles ont éveillé ma curiosité et orienté mon parcours. J’y ai poursuivi ma scolarité jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat, puis, à dix-neuf ans, j’ai décidé de partir en Espagne afin d’y suivre des études universitaires. Ce fut une étape décisive qui a marqué ma vie : une nouvelle langue, une culture différente et une vision élargie du monde. Cette expérience m’a offert de nombreuses opportunités de développement personnel et professionnel, tout en m’ouvrant à une diversité culturelle que je ne connaissais pas auparavant.</p>
<p><strong>Fh2mre : Quelles raisons vous ont conduite à vous installer définitivement en Espagne ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>J’ai passé six années à Valence en tant qu’étudiante et c’est là qu’est né un profond attachement à la ville. Certes, elle diffère de Tanger, mais toutes deux sont liées par la Méditerranée, ce fil commun qui les rapproche. J’ai été séduite par la culture valencienne et par l’énergie vibrante de la ville, ce qui a rendu naturel le choix de m’y installer. J’ai compris que le savoir académique ne prend tout son sens qu’à travers la pratique ; c’est pourquoi j’ai décidé de rester. De plus, une opportunité professionnelle s’est rapidement présentée à Alicante, renforçant ma volonté de débuter ma carrière en Espagne.</p>
<p><strong>Fh2mre: Comment avez-vous fait vos premiers pas dans le domaine de l’architecture en Espagne ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>J’ai commencé ma carrière en dessinant des maisons individuelles, avant d’intégrer un cabinet d’ingénierie et d’architecture où j’ai participé à des projets d’envergure : villas de luxe, bureaux haut de gamme, complexes industriels et projets d’urbanisme. Cette expérience m’a confié de nouvelles responsabilités et m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences. Aujourd’hui, je dirige une équipe dans le cadre d’un projet international tout en développant mes propres projets, ce qui m’aide à concilier créativité et rigueur et de consolider mon identité professionnelle en tant qu’architecte.</p>
<p><strong>Fh2mre: Vos projets s’inspirent-ils de la culture et des traditions marocaines ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>J’intègre dans mes projets des éléments inspirés de l’architecture marocaine, mais de manière conceptuelle plutôt que purement décorative. Je puise mon inspiration dans le jeu de la lumière et de l’ombre, la ventilation naturelle, le patio central qui constitue le cœur de la maison. Ces principes donnent à mes projets une authenticité et une harmonie adaptées au climat méditerranéen. Ils ne se traduisent pas toujours par des détails visibles du design, mais se ressentent dans la profondeur de l’espace architectural.</p>
<p><strong>Fh2mre: En tant que femme MRE, quels défis avez-vous rencontrés au début de votre parcours ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>Mon intégration en Espagne s’est faite naturellement, grâce à l’accueil chaleureux à l’université et aux relations que j’ai facilement nouées. Je n’ai jamais vu le fait d’être étrangère ou femme marocaine comme un obstacle, car je restais concentrée sur mes objectifs. Vivre loin de ma famille demandait de la clarté et cela m’a aidée à m’adapter rapidement à mon nouvel environnement, sans perdre confiance en moi ni me laisser distraire par des détails secondaires.</p>
<p><strong>Fh2mre: Comment s’est déroulée votre intégration en Espagne et quelles expériences vous ont le plus marquées ?</strong><br />
<strong>Zahra Melehi : </strong>Je me suis bien adaptée à la société espagnole et j’ai rencontré des personnes venant de différentes cultures : d’Amérique latine, d’Europe et d’ailleurs. Cette diversité a marqué mon expérience, car nous partagions repas, idées, blagues et modes de vie différents. Cela m’a ouvert de nouveaux horizons, sans jamais me faire oublier mes racines. Je suis fière de mon pays, le Maroc, de ma ville Tanger et de ma ville natale Assilah, et j’aime partager ma culture et mes plats préférés avec mon entourage. Pour moi, l’intégration n’efface pas l’identité, elle l’enrichit, et je suis fière d’en être un exemple.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-zahra-melehi-architecte-marocaine-en-espagne/">Rencontre avec Zahra Melehi, architecte marocaine en Espagne</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Rencontre avec Yasmina Alaoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 08:43:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mes racines marocaines sont au cœur de mon travail Par  la photographie, le dessin et la peinture, Yasmina Alaoui impressionne par la diversité de sa...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Mes racines marocaines sont au cœur de mon travail</strong></p>
<p><strong>Par  la photographie, le dessin et la peinture, Yasmina Alaoui impressionne par la diversité de sa création . Dans la série </strong><strong>1: « 1001</strong><strong> </strong><strong>dreams « </strong><strong>, l’artiste  suggère   un entrelacement vibrant  entre la photographie et le dessin. Tandis que la série 2  » Sédiments » est une réflexion à travers l’art à propos de  la mémoire et de l’éphémère. </strong></p>
<p><strong>Rencontre </strong></p>
<p><strong>E-taqafa :  Une exposition  » rétrospectives de deux séries  » pourquoi ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> En tant qu’artiste, j’ai toujours eu une pratique éclectique : j’aime explorer des matériaux et des thématiques très variés. Pour qu’une rétrospective soit véritablement représentative de mon travail, il m’a semblé essentiel de présenter ces deux séries, qui incarnent deux messages presque opposés, tout en étant reliées par un même fil conducteur. La première est une série figurative et esthétique, où je fusionne photographie et dessin. Les œuvres y sont délicates, intimes, presque murmurées. La seconde, à l’inverse, est une série de grands formats, entre peinture et sculpture, chaotique, brute, traversée par une géométrie arabe abstraite. Deux pôles en tension, mais profondément complémentaires dans ma démarche.</p>
<p><strong>E-taqafa :</strong> <strong>La série « 1001 dreams » est une œuvre à quatre mains, comment est née cette expérience?</strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> Depuis l’enfance — je devais avoir 10 ou 11 ans — je dessinais des motifs inspirés de mon environnement au Maroc : les zelliges, le henné, les broderies, les courbes florales sculptées dans le plâtre. Pendant près de 15 ans, j’ai développé une série de dessins à l’encre, nourrie par cet héritage visuel. Lorsque j’ai rencontré Marco Guerra, il était un photographe de mode renommé, collaborant avec des grandes marques, mais il menait en parallèle un travail personnel très intime : des études de nus en noir et blanc, qu’il ne montrait à personne. Un jour, il m’a accordé sa confiance lorsque je lui ai proposé de dessiner sur une de ses photos. Le résultat a été profondément émouvant. À l’origine, nous ne comptions pas exposer ce travail. Une galerie nous a contactés spontanément. Nous avons accepté l’exposition avec beaucoup de légèreté et nous avons été sidérés d’apprendre que les œuvres ont été vendues avant même le vernissage.</p>
<p><strong>E-taqafa :   Vous mettez le corps de la femme au premier plan, pourquoi ce choix ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> J’ai aussi travaillé sur le corps masculin, mais il est vrai que la majorité de mes pièces explorent le corps féminin. Il y a plusieurs raisons à cela : d’abord, les motifs que j’utilise, très inspirés de la tradition du henné, trouvent naturellement leur place sur des corps féminins. Ensuite, la morphologie féminine — ses courbes, ses volumes — offre une singularité esthétique que je trouve captivante. Elle permet une interaction subtile entre la lumière et la surface, donnant à l’image une qualité presque tactile, onctueuse.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Et pour la série  » Sédiments », comment vous est venue l&rsquo;idée de la concevoir à travers des matières décomposées ?</strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> Même si j’ai choisi une carrière artistique, je reste profondément cartésienne dans ma façon de penser. J’ai un baccalauréat scientifique et des études en biologie. J’ai toujours été fascinée par la rigueur mathématique de la géométrie, en particulier celle de la tradition arabe, où l’abstraction est à la fois stricte et poétique. Après avoir longuement travaillé sur des pièces minutieuses et fragiles comme celles de “1001 Dreams”, j’ai ressenti le besoin de rompre avec cette délicatesse, de m’attaquer à la matière brute, au poids, à la physicalité du geste. “Sédiments” est née de cette envie de renversement : abandonner l’encre fine pour manipuler des éléments lourds, cassants, instables.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Cette série est-elle conçue pour rappeler « l&rsquo;éphémère» ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> Absolument. Certaines œuvres évoluent même avec le temps. Le sel modifie progressivement les teintes du pigment, la feuille d’or s’oxyde, les os de chameau poursuivent leur décomposition… Ce sont des pièces vivantes, en transformation constante. Elles évoquent la mémoire d’un mur effondré, vestige d’un palais fastueux aujourd’hui rongé par le temps, la chaleur, le feu, la poussière… Il ne reste qu’un fragment, une réminiscence de la splendeur disparue.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Avez-vous été influencée par des mouvements artistiques aux USA ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> J’ai vécu plus de vingt ans aux États-Unis, mais ma pratique artistique est profondément internationale. J’ai partagé mon temps entre le Mexique, le Maroc et l’Europe. Je n’ai jamais pensé faire carrière comme artiste contemporaine ; j’ai étudié les sciences, puis le cinéma, sans véritable formation académique en art. Je ne m’inscris pas dans un courant précis. Je suis mes intuitions, mes obsessions du moment. Cela rend mon travail très personnel, ce qui, je crois, touche profondément les spectateurs.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Comment vivez-vous votre statut d&rsquo;artiste d&rsquo;origine marocaine aux USA ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> Ma carrière artistique a commencé à New York — un lieu qui, à mes yeux, est presque en dehors de l’Amérique. À New York, tout le monde vient d’ailleurs. C’est précisément cette diversité culturelle qui fait la richesse de la ville. Même si je m’inscris dans une esthétique contemporaine — une approche très occidentale —, mes racines marocaines sont au cœur de mon travail. C’est cette fusion entre deux mondes qui me définit, et qui, je pense, fait la singularité de mon œuvre.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Vos origines marocaines ont -elles marqué votre création artistique ? </strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> Mes origines marocaines sont absolument essentielles. “1001 Dreams” s’inspire directement des motifs traditionnels du henné. La série “Sédiments” explore la géométrie sacrée et l’architecture marocaine. Quant à ma dernière série exposée à Marrakech, au Comptoir des Mines, elle prend presque la forme d’une recherche sociologique sur les rituels féminins ancestraux au Maroc : les pratiques de l’‘aâdoun’, les rituels du hammam, les tabous autour du corps, des cheveux, ou encore les figures mythologiques comme Aïcha Kandicha.</p>
<p><strong>E-taqafa :  Que représente pour vous cette exposition à l&rsquo;Espace Rivages ?</strong></p>
<p><strong>Yasmina Alaoui :</strong> C’est la première fois que je présente ces deux séries dans un même lieu. Bien qu’elles aient été créées à des périodes proches, elles traduisent deux démarches très différentes, tant sur le plan esthétique que technique. Les réunir me permet de montrer la variété de ma pratique, mais aussi l’évolution de mon regard et de mes intentions. C’est une manière de donner une vision plus complète de mon travail, à travers des œuvres qui, malgré leurs contrastes, reflètent une même sensibilité et une même envie d’exploration.</p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-yasmina-alaoui/">Rencontre avec Yasmina Alaoui</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Rencontre avec Jamal Hammami</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 09:53:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Bladna Kenz », notre pays est un trésor Révéler la profondeur de la photographie en noir et blanc par un jeu subtil de contrastes,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><strong>« Bladna Kenz », notre pays est un trésor</strong></div>
<p>Révéler la profondeur de la photographie en noir et blanc par un jeu subtil de contrastes, de lumières et d’ombres confère à l’œuvre de Hammami une puissance poétique et narrative voire une théâtralité intrigante.</p>
<p>RENCONTRE</p>
<p><strong>e-taqafa : Pourquoi le titre « Maroc, terre de Lumière » ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami : </strong>Mon objectif est de mettre en avant la splendeur et la beauté visuelle du Maroc, ce pays unique qui se démarque par sa lumière, ses couleurs, son architecture et sa richesse culturelle. « Bladna Kenz », notre pays est un trésor.</p>
<p><strong>e-taqafa : Le jeu d’ombre et de lumière définit votre création, pourquoi cette préférence ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> En photographie, l’ombre et la lumière constituent des éléments essentiels, influençant de manière significative la composition, l’atmosphère et le récit visuel de l’image. Un jeu d’ombre et de lumière peut métamorphoser une photographie banale en une oeuvre d’art. Le contraste marqué de mes photographies est en grande partie influencé par l’approche technique d’Ansel Adams, un photographe américain de renommée, dont les livres « Zone System » et « The Negative » sont des références. En noir et blanc, un contraste prononcé (d’ombre et de lumière) peut susciter des émotions intenses, tandis qu’une ombre projetée par une source lumineuse peut enrichir la narration.</p>
<p><strong>e-taqafa : Quels sont vos critères dans le choix entre noir et blanc et couleurs dans vos photographies ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Habituellement, le choix entre la photo en noir et blanc et en couleur varie en fonction de plusieurs critères, tels que l’intention artistique, le message à transmettre et l’émotion souhaitée. Pour ma part, j’ai une préférence pour le noir</p>
<p>et blanc, pour créer des ambiances intemporelles et jouer avec les contrastes pour obtenir une belle expression des visages. Pour la couleur, je l’utilise quand elle a une signification identitaire et culturelle, comme le bleu de Chefchaouen et le rouge ocre de Marrakech.</p>
<p><strong>e-taqafa : Pourquoi le choix de la photographie de rue ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Mon parcours académique s’est orienté vers la photographie de reportage et le documentaire (Cartier Bresson, André Kertész, Robert Doisneau, Robert Frank et d’autres). La « street photography » me donne une grande liberté artistique, me permettant de capturer des instants authentiques et fugaces de la vie de tous les jours. Pour capturer ces moments décisifs, il est indispensable d’avoir une grande maîtrise technique de l’appareil photographique, une réaction rapide et une grande capacité d’observation.</p>
<p><strong>e-taqafa : Une présence humaine fragile dans de grands espaces, cette image « minimaliste » revient souvent, est- ce voulu ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Certains appellent cela la photographie minimaliste. C’est un style artistique qui se caractérise par sa simplicité et son minimalisme. En utilisant cette démarche photographique, je souhaite capturer la véritable essence d’un sujet en supprimant les éléments superflus, en mettant l’accent sur la composition, les formes, les lignes, les textures et les couleurs. J’utilise des nuances de lumière pour mettre en valeur mon sujet principal.</p>
<p><strong>e-taqafa : Dans vos photographies, nous remarquons également l’intérêt pour les portes ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Les portes marocaines (contrairement aux portes que j’ai vues et photographiées à New York ou à Londres.) constituent un sujet captivant et riche pour les photographes, offrant de nombreuses opportunités créatives grâce au jeu d’ombres et de lumières, ainsi qu’à leurs textures et couleurs. Elles occupent une place essentielle dans la photographie urbaine. Les ornements changent selon les villes ; certaines sont embellies avec des motifs symboliques et colorées alors que d’autres se caractérisent par leur sobriété.</p>
<p><strong>e-taqafa : Les personnages sont souvent des femmes, est-ce un hasard ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Il s’agit d’une série de photos parmi d’autres. Prendre des photos de femmes dans le contexte de la photographie de rue peut permettre de saisir la beauté du quotidien. Toutefois, il reste crucial de procéder avec respect et de veiller aux droits et à la dignité des personnes photographiés. La présence féminine peut inspirer grâce, élégance ou dynamisme à une image, ce qui contribue à une composition visuelle plus riche. Souvent, les femmes s’habillent avec des tenues ou des ornements qui traduisent leur culture (haïk), leur foi (hijab) ou leur goût personnel, apportant ainsi une valeur identitaire et culturelle à une image.</p>
<p><strong>e-taqafa : Les photographies Essaouira 1993 sont conçues différemment, quelle est la technique utilisée ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> À l’époque de l’argentique, il était nécessaire de faire des recherches techniques afin d’améliorer l’aspect artistique. Ma démarche pour produire ce style de photos, en particulier pour les prises de vues nocturnes est l’utilisation des films (chrome) type Daylight 5500k avec une lumière artificielle 3200K pour avoir une lumière avec une dominante chaude orangée, sans l’utilisation de filtres.</p>
<p><strong>e-taqafa : Vous travaillez sur un projet qui lie l’identité à la lumière, quel est ce concept ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Pour résumer, la photographie repose sur un concept où la lumière, en tant qu’élément essentiel, peut mettre en lumière, modifier ou illustrer des facettes de l’identité. Elle fait ressortir les traits physiques ainsi que les émotions ou les expressions qui caractérisent un individu. Exemple : l’utilisation d’un éclairage venant de face, d’une source latérale ou la technique de clair-obscur&#8230; produit différentes impressions et offre la possibilité de révéler diverses facettes de la personnalité d’un individu.</p>
<p><strong>e-taqafa : Que représente pour vous cette exposition à l’Espace Rivages ?</strong></p>
<p><strong>Jamal Hammami :</strong> Une exposition dans un magnifique endroit comme l’Espace Rivages ne peut qu’ajouter une dimension supplémentaire à mes photographies. Cet espace offre également aux artistes marocains résidant à l’étranger la possibilité de maintenir le contact et de se faire connaître dans le pays d’origine. Un grand merci à la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger, ainsi qu’aux responsables de l’Espace Rivages pour leur professionnalisme exemplaire.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Fatiha Amellouk</strong></p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/rencontre-avec-jamal-hammami/">Rencontre avec Jamal Hammami</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ces femmes marocaines représentent ma source d’inspiration</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 14:57:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les photographies de cet artiste transforment d’emblée notre regard et notre interprétation. Sa création en noir et blanc impressionne par un travail sur la lumière...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les photographies de cet artiste transforment d’emblée notre regard et notre interprétation. Sa création en noir et blanc impressionne par un travail sur la lumière et les compositions et capte par sa sensibilité et sa force qui se dégagent des regards des personnages et leur présence intrigante et sublime. </strong></p>
<p><strong>E-taqafa : Pourquoi le choix du noir et blanc dans vos photographies ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> Quand l’image est en noir et blanc elle a une âme ! qui la décrit. Le noir et blanc provoque un langage ou une conversation qui touchent à l’esprit. C’est un langage simple et compliqué en même temps.</p>
<p><strong>E-taqafa : Quelles sont les techniques artistiques que vous privilégiez ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> Je suis un étudiant de l’image. J’ai commencé par le classique pour arriver au numérique. J’utilise toutes les techniques possibles pour créer mes projets. J’aime travailler dans ma chambre noire et faire l’impression de façon classique et aussi numérique en utilisant les nouvelles technologies. Les possibilités aujourd’hui sont énormes. On peut créer des merveilles avec les nouveaux outils qui nous facilitent la tâche !</p>
<p><strong>E-taqafa : </strong><strong>Comment choisissez-vous les personnages de vos photographies ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> Je ne sais pas ce que je vais photographier, c’est au jour le jour. Le choix se présente devant moi de manière spontanée et naturelle. Quand l’image se présente devant moi elle me frappe et je réagis. Ce contact visuel facilite le choix et l’image reste authentique.</p>
<p><strong>E-taqafa : </strong><strong> Qui sont les femmes qui sont omniprésentes ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> Ces femmes omniprésentes sont ma famille et celles qui habitent mon quartier. Ces femmes marocaines représentent ma source d’inspiration. En créant, j’essaie de garder et de préserver leur courage ! Les scènes de vie que je photographie sont une grande source d’inspiration. C’est grâce à elles que je suis là !</p>
<p><strong>E-taqafa :</strong> Le regard transcende la photographie, il occupe une place importante, pourquoi ?</p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> Le regard va avec nos consciences, ce sont des moments captés qui parlent sans voix, sans bruits. C’est à nous de donner nos interprétations selon nos propres expériences dans la vie ! Le regard est important, il nous met en contact avec nous même ! le regard nous touche inéluctablement.</p>
<p><strong>E-taqafa :</strong> <strong>Avez-vous un message à transmettre à travers votre œuvre ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari :</strong> l’exposition « L’Ombre de mon passé » présente la création de plus de quarante années ! les photographies parlent de cette trajectoire que j’ai le privilège de partager aujourd’hui. C’est une histoire très intime !</p>
<p><strong>E-taqafa :</strong> <strong> Votre vécu aux États-Unis vous a-t-il aidé à créer autrement ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari : </strong>J’ai grandi aux États-Unis et j’ai eu le privilège de travailler avec de grands photographes et cinéastes à Hollywood pendant trente -cinq ans. L’acquis professionnel est immense.</p>
<p><strong>E-taqafa :</strong> <strong> Que représente pour vous cette exposition à l’Espace Rivages ?</strong></p>
<p><strong>Noureddine El Warari : </strong>Je suis honoré d’être choisi. J’aimerais remercier toutes les personnes qui m’ont aidé à partager mes œuvres au Maroc. C’est une grande occasion de faire la connaissance d’autres artistes marocains et aussi les étudiants du cinéma et de la photographies . Un grand merci à pour la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger et mes sincères sentiments et respects à sa Majesté le Roi Mohammed VI.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Fatiha Amellouk</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Pour <a href="http://e-taqafa.ma" target="_blank" rel="noopener">e-taqafa.ma</a></strong></p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/ces-femmes-marocaines-representent-ma-source-dinspiration/">Ces femmes marocaines représentent ma source d’inspiration</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le Maroc est une source d’inspiration inépuisable</title>
		<link>https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/le-maroc-est-une-source-dinspiration-inepuisable/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-maroc-est-une-source-dinspiration-inepuisable</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 14:57:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hanbali arrache à l’oubli des souvenirs de son enfance, des scènes de vie enfouies. En interrogant sa mémoire et par une grande sensibilité, l’artiste donne...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hanbali arrache à l’oubli des souvenirs de son enfance, des scènes de vie enfouies. En interrogant sa mémoire et par une grande sensibilité, l’artiste donne une forme à ce passé, pour s’inscrire dans la continuité. </strong></p>
<p><strong>e-taqafa : Comment avez-vous opté pour le style néo-figuratif ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> J’ai fait le choix de ce style car il me permet de donner à mes toiles une touche qui me correspond, une touche personnelle ainsi qu’une liberté d&rsquo;expression. J’arrive à travers ce style de représenter la beauté de mon Maroc, sa magie et sa splendeur sans tomber dans « le classicisme canonique ».</p>
<p><strong>e-taqafa : Le souvenir est important dans vos créations, pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali : </strong>À travers le souvenir, j’ai trouvé dans mon Maroc une source de sujets et de choix fascinants. Le Maroc est une source d’inspiration inépuisable. Je vis ce procédé comme une interprétation des rêves et des nostalgies.</p>
<p><strong>e-taqafa : Pourquoi les médinas et les souks ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Les médias, les souks et les paysages sont souvent présents dans mes toiles, ceci est dû,peut-être, à la nostalgie et à l&rsquo;amour que j’ai pour un Maroc où j&rsquo;ai été élevé par ma grand-mère , qui était vendeuse de tissus et qui m&#8217;emmenait quand j&rsquo;étais enfant aux souks. J’ai été marqué par cette ambiance où les hommes et les animaux étaient perdus dans la poussière . Entre l&rsquo;ombre et la lumière.</p>
<p><strong>e-taqafa : D’où vous vient votre grande sensibilité artistique ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> je crois que mon père qui était architecte, m&rsquo;a transmis la sensibilité pour le dessin.</p>
<p><strong>e-taqafa : Vous avez vécu à Londres, que pouvez -vous dire de votre expérience artistique dans cette ville ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Mon expérience à Londres est le résultat de ma participation en 2014 à un concours où j&rsquo;ai été sélectionné pour participer à une grande exposition collective où j&rsquo;ai été finaliste avec le tableau  » Dust light &amp; Shadow. Depuis cette expérience, je collabore avec la Galerie Mall Art Galleries. C’est toujours un enrichissement pour l’artiste d’explorer d’autres univers et s’ouvrir sur le monde.</p>
<p><strong>e-taqafa : Le mouvement est omniprésent dans vos créations, ceci est voulu ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Le mouvement est une manière d’exprimer et d’ interpréter un moment dans une atmosphère déterminée. Par la lumière, les personnages et l&rsquo;ombre j’essaie de rapprocher le spectateur de la scène pour qu’il puisse ressentir l’émotion de ce moment.</p>
<p><strong>e-taqafa : Comment sélectionnez -vous les personnages de vos tableaux ? </strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Normalement je sélectionne mes personnages quand je les repère à travers des croquis, je dirais au naturel. Je m’inspire aussi de mes photos pour chercher la meilleure composition possible.</p>
<p><strong>e-taqafa : Avez-vous des thèmes de prédilection ? </strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Tous mes thèmes ont en général un rapport avec ma culture, c’est en effet, un voyage nostalgique dans mon enfance.</p>
<p><strong>e-taqafa : Avez -vous touché à d’autres thèmes à vos débuts artistiques ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Le sujet « Maroc » est présent dans la plupart de mes travaux. Il était le thème de mes expositions à l&rsquo;étranger. Mais, je suis très sensible à d’autres sujets comme Venice en Italie ou le sud de l&rsquo;Espagne car la lumière, dans ces pays ressemble à celle du Maroc.</p>
<p><strong>e-taqafa : Que représente pour vous cette exposition à l’Espace Rivages ?</strong></p>
<p><strong>Rachid Hanbali :</strong> Mon exposition à l’Espace Rivages me permettra pour la première fois d’exposer à Rabat, de rencontrer un nouveau public et de partager mon expérience dans le monde de l&rsquo;art plastique.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Fatiha Amellouk</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Pour <a href="http://e-taqafa.ma" target="_blank" rel="noopener">e-taqafa.ma</a></strong></p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/le-maroc-est-une-source-dinspiration-inepuisable/">Le Maroc est une source d’inspiration inépuisable</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Une expression personnelle de mon lien avec le Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 11:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Chadli Si-Mohamed, « Mon Maroc à moi. Episode 1 » est l’expression de son attachement profond envers le Maroc. Par des plans larges de...</p>
<p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/une-expression-personnelle-de-mon-lien-avec-le-maroc/">Une expression personnelle de mon lien avec le Maroc</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour Chadli Si-Mohamed, « <em>Mon Maroc à moi. Episode 1 » </em>est l’expression de son attachement profond envers le Maroc. Par des plans larges de paysages naturels, un travail sur l’ombre et la lumière, il tente de capturer ses vibrations. </strong></p>
<p><strong>Rencontre</strong></p>
<p><strong>E-taqafa</strong> <strong>: Pourquoi le titre « Mon Maroc à moi. Épisode 1 » ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Le choix du titre « Mon Maroc à moi, épisode 1 » revêt une signification profonde et multiple pour moi en tant qu’artiste. Tout d’abord, il émane de ma perspective per­sonnelle et de mon lien intime avec le Maroc, pays qui a façonné mon identité et influencé ma manière de voir le monde.</p>
<p>Chaque photographie de cette exposition est une pièce de mon histoire personnelle, un épisode qui capture un moment, un lieu ou une émotion spécifique vécue au Maroc. En séquençant ces moments à travers différents épisodes, je raconte une histoire, une narration séquentielle de mon expérience avec ce pays riche en histoire, en culture et en beauté.</p>
<p>« Mon Maroc à moi, épisode 1 » est à la fois une expression personnelle de mon lien avec le Maroc, une invitation à la réflexion et à la réso­nance individuelle pour les spectateurs, et une indication que cette série est le commence­ment d’une exploration plus étendue de mon regard sur mon pays.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Quelle est votre approche artistique pour la prise de vue ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Mon approche artistique pour la prise de vue photographique est profondément influencée par les grands maîtres de l’agence Magnum, tels que Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, George Rodger… À l’image de ces visionnaires, je crois en l’instant décisif, en capturer le moment précis où l’émotion, la composition et la narration se rejoignent de manière harmonieuse. C’est à travers ce prisme que je façonne « Mon Maroc à moi, épisode 1 ». Mon regard sur les éléments, qu’ils soient naturels ou humanisés, guide le déclenchement de l’obturateur.</p>
<p>L’instantanéité est au cœur de ma démarche. Je recherche l’authenticité dans chaque image, cherchant à encapsuler non seulement l’apparence visuelle, mais aussi l’essence émotionnelle du moment. Cette approche me permet de créer des photographies qui transcendent le simple enregistrement visuel pour raconter des histoires, évoquer des sentiments et capturer l’âme même du Maroc, tel que je le ressens à chaque retour dans ce pays qui me tient à cœur.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Comment concevez-vous la perspective dans vos photographies ? </strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : La conception de la perspective dans mes photographies est le résultat d’une réflexion approfondie sur la composition visuelle et de l’influence de mon regard personnel.</p>
<p>L’utilisation délibérée de plusieurs plans dans mes photographies, notamment les prises de vue en plan large, est une stratégie que j’emploie pour offrir une immersion complète dans l’environnement capturé. Cela permet au spectateur de percevoir les détails tout en ayant une vue d’ensemble, créant ainsi une expérience visuelle plus riche et nuancée.</p>
<p>Lorsque je m’approche davantage de mon sujet avec des gros plans, je veille à conserver un second plan défini. Cette approche vise à offrir une perspective et une profondeur, tout en évitant de noyer l’élément central dans un trop-plein d’informations visuelles. Chaque élément de l’image, qu’il soit en premier ou en arrière-plan, joue un rôle crucial dans la narration visuelle que je souhaite transmettre.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Un travail sur le clair-obscur est appa­rent et notamment sur les ombres ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Le choix délibéré d’explorer le clair-obscur dans mes photographies, en met­tant particulièrement l’accent sur les ombres, découle de ma volonté de créer une expé­rience visuelle unique pour le spectateur. En mettant en avant ces jeux de lumière, j’invite le spectateur à explorer activement chaque image, à rechercher les détails subtils à la fron­tière de ces deux tonalités. Le clair-obscur offre également une dimension narrative à mes photographies, évoquant des émotions et des histoires qui peuvent être aussi variées que complexes. En laissant une partie de l’image dans l’ombre, j’encourage le spectateur à participer activement à l’interprétation de la scène, l’invitant à créer sa propre narration et à découvrir les détails qui émergent de cet équilibre entre la lumière et l’obscurité. Ainsi, mon travail sur le clair-obscur vise à stimuler l’imagination du spectateur tout en soulignant la beauté intrigante de chaque instant capturé.</p>
<p><strong>E-taqafa : Pourquoi cette attirance pour les beaux paysages marocains ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Mon attirance pour les beaux paysages marocains découle d’une profonde admiration pour la diversité exceptionnelle de ce pays. Le Maroc, avec ses multiples paysages, est une source infinie d’inspiration. Que l’on se trouve au nord, baigné par la mer Méditerra­née et l’océan Atlantique, ou au sud, touchant l’immensité du Sahara, chaque coin du pays offre des panoramas à couper le souffle.</p>
<p>L’attrait pour ces paysages ne se limite pas seu­lement à leur esthétique visuelle, mais aussi à la richesse de leur signification culturelle. Les paysages naturels, qu’ils soient en plein désert, au bord de l’océan, ou dans les mon­tagnes, sont le reflet de l’histoire du Maroc et représentent de véritables œuvres d’art, allant des montagnes majestueuses aux oasis luxu­riantes, des plages de l’Atlantique aux dunes infinies du désert.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Vous privilégiez également les couleurs dans vos photographies, pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Effectivement, dans l’exposition « Mon Maroc à moi, épisode 1 », j’ai fait le choix délibéré de privilégier la couleur, une décision qui diffère de ma préférence habituelle pour le noir et blanc. Cette évolution découle d’une volonté de capturer la vitalité et la diversité vibrante des paysages marocains.</p>
<p>Ainsi, en privilégiant la couleur dans cette ex­position, mon objectif est de faire ressortir les scintillements et les nuances qui caractérisent les paysages marocains. La couleur ajoute une dimension sensorielle et émotionnelle, invitant le spectateur à ressentir la chaleur des paysages, la fraîcheur de la mer, et l’authenti­cité des médinas d’une manière qui va au-delà de ce que le noir et blanc aurait pu offrir.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Dans la photographie « Chefchaouen bi Lail », un travail minutieux sur les couleurs est appliqué, est-ce une nouvelle voie pour vous ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : En effet, la photographie « Chef-chaouen bi Lail » (Chefchaouen la nuit) représente une nouvelle voie pour moi, une exploration passionnante des subtilités des couleurs dans des scènes nocturnes. Cette incursion dans la photographie de nuit est à la fois stimulante et enrichissante. Dans « Chefchaouen bi Lail », j’ai délibérément choisi de ne pas faire appel à d’autres sources de lumière que celles naturellement présentes dans la ville, afin de capturer l’authenticité de la nuit et d’exprimer la magie qui émane de ces scènes.</p>
<p>Ce projet représente donc une nouvelle voie pour moi, où je m’immerge dans les défis techniques et artistiques de la photographie nocturne. L’utilisation minutieuse des couleurs dans cette série a nécessité une approche dif­férente, impliquant une sensibilité accrue à la lumière ambiante, une gestion précise des pa­ramètres tels que l’ouverture, la vitesse, la sen­sibilité, le mode manuel de prise de vue, etc.</p>
<p><strong>E-taqafa</strong> : <strong>Que représente pour vous cette exposition à l’Espace Rivages ?</strong></p>
<p><strong>Chadli Si-Mohamed</strong> : Cette exposition à l’Espace Ri­vages revêt une signification très particulière pour moi, à la fois sur le plan personnel et pro­fessionnel. Tout d’abord, je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers la Fondation Hassan II pour les MRE. Son soutien constant envers les Marocains résidant à l’étranger (MRE) est inesti­mable et la création de l’Espace Rivages en est un bel exemple.</p>
<p>Cet espace représente bien plus qu’un simple lieu d’exposition. C’est un espace convivial, quasiment familial, qui offre aux artistes MRE une plateforme exceptionnelle pour partager leur travail et faire connaître leur art. Je tiens à exprimer ma plus profonde reconnaissance envers le personnel dévoué de la galerie, toujours à l’écoute et travaillant à créer les conditions optimales pour la présentation des œuvres.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>                                                                                                                  Propos recueillis par Fatiha Amellouk</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Pour e-taqafa.ma</strong></p><p>The post <a href="https://www.fh2mre.ma/fondation/rencontres/une-expression-personnelle-de-mon-lien-avec-le-maroc/">Une expression personnelle de mon lien avec le Maroc</a> first appeared on <a href="https://www.fh2mre.ma">FH2MRE | Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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